La pratique de la ningle pour le saut et la navigation dans les marais de Vendée

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Geste pratique, voire indispensable, le saut des fossés à l’aide d’une ningle, longue perche de bois, était ordinaire chez les Maraîchins. Ils s’en servaient pour couper à travers prés et champs pour leurs déplacements dans le marais. Cité dès le XVIIe dans le compte-rendu de la bataille de Rié, le saut à la ningle se pratique encore, surtout par les chasseurs et dans les fêtes locales.

Mentionnée dès le XVIIe siècle, le mot ningle est toujours en usage au début du XXIe siècle dans le Marais breton vendéen et dans les communes de Loire-Atlantique ayant des zones en marais. Des concours de saut à l’aide d’une ningle et des courses de yole propulsées à l’aide d’une ningle sont organisés depuis la fin du XIXe siècle.

Cette perche en bois était présente dans toutes les familles habitant dans le marais qui s’en servaient pour couper à travers prés et champs pour leurs déplacements dans le marais. la ningle était d’un usage quasi quotidien pour tous les déplacements pédestres dans les marais. Elle permettait le franchissement des fossés par des sauts en longueur dans un territoire privé de chemin de terre. Avec la yole, lorsque les marais étaient inondés, c’était, jusqu’à la fondation de routes dans les années 1950, les seuls moyens de déplacement de la population maraîchine.

Dans le Marais Poitevin, une perche, appelé bâton sautou, a le même usage.

En 2019, l’OPCI a initié un programme d’inventaire de ce patrimoine culturel immatériel intitulé La pratique de la ningle pour le saut et la navigation dans les marais de Vendée. La mise en oeuvre bénéficie du concours de la DRAC des Pays de la Loire,

Sont associés au projet l’association Arexcpo en Vendée, les comités des fêtes du Perrier et des jeux d’Orouët, l’association Terre d’Islas dans les marais d’Olonne, des saulniers, le Parc régional du Marais Poitevin, le syndicat Vendée des Isles.